Esther TRAORÉ (Athena Films)

Synopsis

Préjugés raconte la vie tumultueuse d’une jeune fille, Aicha, qui croque la vie à pleines dents. Elle est le cliché d’une fille de « mauvaise vie », comme on aime le dire en Afrique. Lorsqu’elle tombe malade, elle est abandonnée par ses proches, soupçonnée à tord ou à raison – peu importe – d’être séropositive. Aicha va mourir dans une souffrance absolue, délaissée et rejetée, dans la maison familiale.

Ce long-métrage raconte l’histoire pétillante d’une jeune fille et le passé traumatisant d’une mère qui s’en veut profondément d’avoir maltraité, caché, et de ne pas avoir soigné sa fille.

 

Note de production

De nos jours, bien que le mode de transmission de nombreuses maladies soit connu, cela créé souvent la peur et la honte des proches. C’est que cas du VIH qui provoque toujours un rejet du malade. C’est l’histoire d’Aicha, une jeune fille moderne, insouciante et libertine qui vit avec son époque sans tenir compte des valeurs et interdits que sa famille lui impose. Après la production de deux longs-métrages, « A vendre » et « Conflit conjugal », il serait très intéressant pour nous de produire ce chef d’œuvre, qui traite d’un sujet vraiment passionnant et peut contribuer à éveiller les consciences. Il cerne les réalités de notre société, en l’abordant de façon directe, sincère, dramatique, avec des séquences très choquantes. La réalisatrice a un style d’écriture qui me fascine, et je sens beaucoup de créativité en elle, surtout l’envie de se dépasser pour essayer de nouvelles choses.

Kotchikpa R. AGBEDE (Strictness)

Synopsis

Alice Gbenoukon, sexagénaire, présidente du Parti du Peuple, a pour objectif de hisser, à travers son fils Jacques, son parti au firmament de la plus haute fonction du pays. Brice, son cadet ne rentre pas dans ses plans parce qu’il est réalisateur de cinéma. Jacques, l’héritier politique doit alors affronter son passé avant de prétendre jouer le premier rôle du pays. Un passé dont Alice est en partie responsable. Elle pousse Jacques à prendre des risques qui bouleversent les plans politiques et la tranquillité de la famille, et se trouve désormais contrainte de l’écarter du jeu. Jacques ose le pire et fait disparaître sa mère. Il est élu Président. Brice tient le scénario parfait pour son prochain film.

 

Note de production

Des personnages politiques, enivrés par la soif du pouvoir, sont conduits à commettre des dérives inconcevables sans toutefois ébranler leurs convictions ni leurs ambitions, afin de se faire une place honorifique dans la société. Ceci se passe sans éveiller des soupçons des peuples naïfs et presque ignorants qui les encensent et les magnifient. Ange et démon est une réalité dans beaucoup de pays en Afrique. Produire ce film est donc d’une importance capitale vu son caractère en termes d’éveil de conscience et d’attention des peuples pour susciter autres formes de gouvernances saines et honnêtes, dans le seul but de développer activement nos pays. Notre objectif principal est de faire voyager ce film dans le monde entier et de le faire comprendre à différentes sociétés.

Ousmane SAMASSEKOU (DS Production)

Synopsis

Kathiè, gardien des mœurs et notable du village sur les falaises de Bandiagara, au pays Dogon – Mali, vit avec son épouse Banâh la Boiteuse. De leur union naissent des jumelles. A 24 ans, l’une d’elle, Yabara est possédée par un djinn qui l’empêche d’avoir un mari. Yaboudou, l’autre sœur, refuse toutes les demandes de mariage imposées par son père. Elle rencontre alors Pierre Leroux, un jeune ethnologue français, qui se fait le plaisir de tisser une relation amoureuse avec Yaboudou. Les villageois perçoivent immédiatement cela comme un déshonneur. Et pourtant, Yaboudou est enceinte de Pierre. Kathiè, pour défendre son honneur et celui du village, s’oppose farouchement à la naissance de cet enfant. Advient donc un combat entre le père et la fille.

 

Note de production

DS Production est heureuse de vous présenter le nouveau projet de Mamadou Cissé, Tonsô. Mamadou est cinéaste singulier et exigeant, que nous connaissons depuis nos débuts. Le scénario nous plonge au cœur de l’intimité d’une ville à la personnalité et au parcours extraordinaire dans le contexte historique du monde. Les Dogons, après avoir résisté au combat de l’islamisation, se sont réfugiés dans les falaises des Tellems, et en ont fait le Pays Dogon. Par la force de son point de vue, Mamadou propose une vision antique, culturelle et surtout profonde du pouvoir mystique. Le devis prévisionnel du film est élevé et nous aurons besoin de pouvoir compter sur un laboratoire de développement pour asseoir les bases de la bonne production de ce projet.

Tangui Jaloud ZAINOU (Artisan Prod)

Synopsis

Ce documentaire nous emmène à la rencontre d’un petit groupe d’anciens combattants africains installés dans le foyer Adoma à Bondy, en banlieue parisienne. Agés de 79 à 92 ans, ils appartiennent à la dernière génération d’une longue lignée de combattants, volontaires ou recrutés de force dans les bataillons de tirailleurs, des bibliothèques vivantes qui s’éteignent doucement emportant avec elles tout un pan de l’Histoire de la France et du continent africain. En 2017, après plus de quarante ans de bataille administrative pour la reconnaissance de la France, seulement 33 obtiennent la nationalité française. Avec une dignité exemplaire, ils racontent leurs souvenirs, leurs joies, leurs regrets, leurs peines et partagent avec nous, dans la simplicité de leur quotidien, leur combat pour la reconnaissance.

Production note

Après le premier court-métrage documentaire de Linda Leila Diatta, « Jackenson », Tanit d’Or aux JCC en 2017, c’est durant sa formation à la FEMIS à Paris, que vient en elle l’envie de réaliser un long-métrage sur les anciens tirailleurs sénégalais. Pleine d’énergie et passionnée depuis l’enfance par le cinéma mais aussi l’Histoire, le fait qu’elle soit la petite-fille d’un tirailleur et qu’elle ait finalisé en 2018 « Le Dernier Combat », un court-métrage documentaire sur ce sujet, font d’elle la candidate privilégiée pour aborder avec finesse et légèreté, un sujet aussi touchant, actuel et réel. Toute la réussite du documentaire repose sur le fragile équilibre, constamment maintenu, entre la grande et la petite histoire, entre les destinées personnelles des tirailleurs et des mouvements sociaux de plus vaste ampleur, comme celui de leur combat pour la reconnaissance de la France et du Sénégal.

Wilfried PARE (ABCA)

Synopsis

Dans la grisaille d’un aéroport, au milieu d’une foule impersonnelle, personne ne prête attention à l’Enfant aux traits flous qui déambule. Elle cherche sa place par des jeux de mimétisme, absorbant l’image des passants, sans réussir à s’en imprégner. Jusqu’à ce que l’étincelle arrive : croiser le bon regard. Elle apprend alors que sa recherche passe d’abord par elle-même et le partage.

 

Note de production

Nous avons tous désiré un jour, bien avant qu’advienne le déclic, cette fine lueur dans nos notre vie : l’Etincelle. L’Etincelle qui embrasse tout. L’Etincelle qui illumine notre vie. L’Etincelle qui dissipe nos doutes, nos tourments et nos peurs. L’Etincelle qui nous fortifie et nous soutient. L’Etincelle qui nous donne le sourire et qui contamine l’Autre. L’Etincelle qui nous rappelle notre humanité. Face à une société dite civilisée qui, chaque jour, nous stigmatise, nous rejette, nous persécute, nous annihile, et encourage la culture de l’indifférence et de l’intolérance, nous voulons à travers ce film d’animation interpeller l’Homme sur son humanité.

Alhassane, Le Maître de Kharmou (Niger)

Synopsis

Dans le village de Boulkam, entre Alhassane et Kharmou – son mythique chameau, l’animal-ami, c’est une grande histoire d’affection, d’amour-passion, comme il y en a peu dans notre monde. A chaque retrouvaille, au retour de Kharmou du pâturage où il vadrouille en toute liberté pendant des mois, c’est la fête pour tous les deux. Cette nuit-là, ils dorment adossés l’un contre l’autre. Mais voilà que les intégristes de Boko Haram s’en prennent à Kharmou et se préparent à faire exploser les enfants de la communauté qui sont devenus des bombes humaines – dont Abdou, le fils unique d’Alhassane.

 

Note de production

Ce projet dénonce l’organisation dévoyée de notre société à deux vitesses, avec l’enrichissement fulgurant d’un petit nombre et l’immense pauvreté de la grande majorité. Ce projet évoque les ruses des commerçants véreux, la déchirure de nos communautés où les uns deviennent complices de l’assassinat des autres ; et où les combines et la dépravation des mœurs sont devenues monnaie courante – créant ainsi un cocktail mortel où les kamikazes se fondent dans la foule sans être dénoncés. Ce film parle aussi d’amour entre des jeunes filles et garçons, et entre un animal et son maître. Cet amour est admirable à force de fidélité, de complicité et de loyauté, et on verra que l’être humain a bien des choses à apprendre des animaux.

Amilcar Cabral (Guinée-Bissau)

Synopsis

Les capacités intellectuelles d’Amílcar Cabral étaient exceptionnelles. Malgré la guerre et de nombreux problèmes sociaux, il s’intéressait aussi aux questions culturelles. Ses valeurs et sa capacité à les concrétiser en action ; ainsi que son charisme et son talent à rassembler afin de lutter ensemble pour des objectifs communs sont des sources d’inspiration pour penser notre société contemporaine. Il faut s’occuper de cet héritage éthique, car le temps risque de le faire tomber dans l’oubli. Ce projet documentaire prétend donc être un puissant instrument de préservation de la mémoire et de réflexion sur l’histoire de la Guinée-Bissau. 

 

Note de production

Ce projet est une réponse cinématographique du réalisateur Rui Manuel da Costa, sur la vie et l’œuvre d’Amílcar Cabral – dont les enseignements sont toujours d’actualité. Nous pensons qu’ils peuvent contribuer positivement à l’éveil des consciences, en particulier des jeunes étudiants africains, pour une société plus juste et développée. Amílcar était un leader emblématique et immortel, père de deux nations, celle de Guinée-Bissau et du Cap-Vert. Ce film propose de dresser son portrait à travers des rencontres avec d’anciens combattants, des dirigeants du PAIGC, et de parcourir les villes où il a vécu, car aujourd’hui, l’héritage d’Amílcar fait partie de la mosaïque du patrimoine mondial.

Klema (Mali)

Synopsis

Modibo et moi, Boubacar Gakou, sommes riziculteurs dans la zone de l’office du Niger au Mali. Nous sommes obligés de veiller en permanence sur nos champs car les éleveurs Peuls tentent à tout prix de faire paître leurs animaux sur nos parcelles et cela est source de conflits entre nos deux communautés. A travers ce film, je vais proposer aux parties prenantes de définir une date de libération des terres par les agriculteurs et une date de départ des bergers et leurs animaux de la zone. La discussion risque d’être intense car personne ne s’accorde sur les délais. Modibo et moi sommes impatients de la mise en œuvre de cet accord mais nous restons inquiets quant au respect de son application dans le temps.

 

Note de production

J’ai rencontré Boubacar Gakou il y a 7 ans, alors qu’il venait juste de réaliser son premier documentaire Terre Verte. Quand il m’a présenté ce nouveau projet, j’ai tout de suite été touché par la dimension humaine de sa quête : partir à la recherche d’une solution pour régler un conflit entre les éleveurs peulhs et les agriculteurs bambaras, deux communautés qui cohabitent depuis plus de 80 ans. Il veut comprendre la situation, mais aussi tenter de la faire évoluer en confrontant les protagonistes à une autre réalité que la leur. Ce film est aussi un vecteur de sensibilisation de l’opinion et pousse chacun d’entre nous à l’introspection, nous montrant que l’espoir est possible. J’espère sincèrement que ce film pourra aider ces communautés, le Mali et même l’Afrique à avancer vers un monde de paix.

Le mouton de Sada (Sénégal)

Synopsis

Sada est un petit garçon de 10 ans qui vit avec son père Babou et sa mère Coumba. La famille élève un mouton dans la maison. Une très forte relation affectueuse s’est nouée entre Sada et l’animal. Babou, dont les moyens financiers sont très limités, doit sacrifier le mouton pour la fête de la Tabaski (Aïd El Kabir), ce qui rend son fils très malheureux. Ce dernier décide donc de prendre la fuite avec le mouton. Son père est à la fois très inquiet et en colère contre lui. Après une journée de recherche, Babou retrouve Sada et en rentrant à la maison, il le frappe avec une chicotte. Coumba essaie alors de réconcilier son mari et son fils.

 

Note de production

Au Sénégal, élever des animaux chez soi est devenue une chose tellement courante qu’ils sont considérés comme des membres à part entière de la famille. Ce phénomène créé, au moment du sacrifice, des frustrations du fait des liens de proximité et de familiarité qui se sont noués. Cette situation affecte les enfants mais aussi les jeunes adultes, à l’instar du réalisateur Pape Bouname Lopy qui, pour exprimer son ressenti à l’égard des animaux domestiques, raconte l’histoire de Sada.

Libre de partir, libre de rester (Niger)

Synopsis

Mes grands-parents étaient de perpétuels nomades. Ils vivaient en campement dans des huttes traditionnelles au milieu des dunes et des montagnes dans la région d’Agadez – qui était un carrefour pour les caravanes et qui a ensuite servi d’intersection aux routes migratoires. Mais l’application de la loi 2015-036 interdisant le trafic de migrants a fait sombrer l’économie de la région. Mon aventure de petite-fille de nomade-touareg commence entre ces dunes de sables, ces ruelles étroites et difficiles d’accès, ces maisons construites en terre crue ; je me fonds dans cet univers comme dans un western, à la rencontre de ce peuple pour comprendre les conséquences socio-économiques, politiques et sécuritaires de l’application de cette loi sur la cité d’Agadez.

 

Note de production

Documenter les conséquences concrètes des politiques migratoires sur la vie des habitants d’Agadez est un devoir, surtout quand le projet est porté par une native de la région. L’application de la loi 2015-036 pour réguler l’immigration suscite de violentes critiques aussi bien de la part des associations que de la population d’Agadez. Est-ce vraiment une solution au problème de l’immigration ? La loi est-elle applicable sans conduire à des dérives ? Le film établit un fil narratif à trois voix qui s’opposent et se rejoignent parfois. Ce premier long-métrage documentaire d’Amina est en phase de développement et nous espérons que Ouaga Film Lab nous permettra d’entrer en production.

Mami Wata (Nigeria)

Synopsis

Mama Efe, une femme importante du village d’Iyi, est assassinée par le terrible Sergent Jasper. Sa fille, Zinwe, qui était partie depuis longtemps, rentre au village où elle est accueillie avec respect en raison de sa beauté et de son allure magnétique. On raconte aussi qu’elle serait l’enfant de Mami Wata, la déesse-sirène vénérée par les habitants. Zinwe ne pense qu’à se venger, mais elle se trouve soudain confrontée à sa véritable destinée spirituelle qu’elle avait tenté de fuir.

 

Note de production

Ce projet est un thriller surnaturel au féminin, en noir et blanc, qui s’inspire de la légende de Mami Wata, la déesse-sirène du folklore ouest-africain. C’est un film qui célèbre la puissance et la beauté de la féminité noire, ainsi que la richesse de la culture et de la spiritualité de notre région.

Moulaye (Sénégal)

Synopsis

Un jeune lutteur sénégalais, Alright, prépare le combat le plus important de sa carrière. S’il le remporte, il rejoindra la ligue des champions et ses problèmes financiers seront résolus. Son frère Moulaye est aussi un bon lutteur, mais il passe plus de temps avec son gang que sur le ring. Deux mois avant le combat, Alright trouve la mort dans un accident. Dorénavant, Moulaye doit rapidement grandir, se dresser, s’entraîner et prendre des décisions extrêmes pour remplacer son frère et préserver l’honneur de la famille et de son écurie.

 

Note de production

Alassane et moi avons déjà collaboré sur deux courts-métrages, « Marabout » (2015) et « Fallou » (2017), sélectionnés et primés dans plusieurs festivals et diffusés sur TV5 Monde Afrique. En 2018 revient l’envie et l’opportunité de faire un long-métrage. Ce projet met en lumière nos réalités et richesses culturelles, en abordant avec légèreté et humour la lutte, sport national sénégalais, localement appelé « lamb ». Il traite aussi des questions d’héritage, des difficultés rencontrées par les jeunes lutteurs pour avoir du succès dans ce métier, de la violence.… D’autre part, pour ce long-métrage, on réunira à nouveau une partie de l’équipe des précédents tournages, que l’on enrichira par la collaboration d’autres professionnels dont nous avons pu apprécier l’expérience.

Organisme Religieusement Modifié (Burkina Faso)

Synopsis

Au Burkina Faso, faire partie d’une communauté religieuse signifie qu’on est « normal », socialement crédible. J’ai grandi dans un village animiste, puis j’ai appris et pratiqué le catholicisme au collège. Après un voyage au Mali, je suis devenu musulman pratiquant pendant quelques mois. Pourtant en m’imprégnant de l’histoire de l’Humanité, de l’Afrique, des religions dites révélées, je me suis éloigné des pratiques religieuses. Puis, j’ai lu et écouté le discours de Léopold II s’adressant aux premiers missionnaires belges, renforçant mon esprit critique. Aujourd’hui, je bois des bières, je mange du porc et je ne respecte que mes propres commandements. Mais quand j’ai un problème, je deviens un syncrétiste, une sorte d’animo-catholico-protestanto-musulman ; un « Organisme Religieusement Modifié ».

 

Note de production

Pour éviter tous tabous ou jugements sur ce sujet sensible, Simplice a choisi une approche de réalisation bien particulière : se mettre lui-même dans la peau du réalisateur et du protagoniste principal, en se définissant avant tout comme un organisme religieusement modifié ; l’autodérision est une des forces de ce projet. Je suis déjà convaincue qu’il saura faire rire tout en éveillant les consciences du grand public : aussi bien au Burkina Faso, où la population était animiste mais où cohabitent l’islam et le christianisme ; que sur la scène internationale, où les extrémismes religieux s’accroissent pendant que d’autres n’osent plus évoquer le nom de Dieu par peur ou rejet. C’est dans cette même période que le Burkina est victime de fanatiques religieux.

L’ascension et la chute de Jammeh (Gambie)

Synopsis

Le documentaire dépeint le portrait de l’ancien président de la République de Gambie, Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État sans effusion de sang à un moment où le pays avait besoin de changement. Jammeh a gouverné pendant 22 ans et a laissé des souvenirs indélébiles dans les cœurs et les esprits des Gambiens. Ce documentaire retrace ainsi la progression de Jammeh, des rangs de l’armée au poste de Président, et aborde ses controverses avec l’Occident, les atrocités qu’il a commises et qui ont provoqué sa chute.

 

Note de production

Ce projet raconte l’ascension de Jammeh, depuis ses origines modestes jusqu’à la Présidence de la République, puis sa chute. Le réalisateur Mohamed Lamin Touray et son assistant Tijan Smith sont mes proches collaborateurs au sein de l’industrie cinématographique gambienne. Actuellement, des négociations sont en cours avec Karoninka Productions, une entreprise internationale et francophone, reconnue pour ses productions sur des questions mondiales. Si nous n’obtenons pas de financements supplémentaires pour le projet, il existe des documents d’archives auxquels nous pourrons avoir accès. Mais si nous obtenons de nouveaux fonds, ce documentaire sera un chef-d’œuvre important pour l’Afrique et la scène internationale.

Wakat (Burkina Faso)

Synopsis

Ma Téné est une Vieille, dépositaire de toute la mémoire des Tansobsé, maîtres du feu et de la forge. Mais, alors qu’elle doit assurer le rituel du feu initiatique pour la nouvelle saison, elle perd la mémoire. Or, ce rituel purificateur ne tolère aucune erreur. Lors des séances d’initiation de Viim, Ma Téné transmet à la petite fille ses souvenirs sous forme de conte, nous plongeant ainsi dans un récit au passé, présent et futur où des héros traversent le temps pour sauver leur peuple. Ces trois histoires s’entremêlant pour n’en former qu’une seule. Avec Viim, nous écoutons et vivons ces bribes d’histoires qui s’enchevêtrent dans la mémoire défaillante de Ma Téné.

 

Note de production

Pazouknam est un genre, un style, une ambition, un combat. Attaché aux cultures africaines dont il s’inspire, il traite poétiquement de sujets difficiles. Wakat, son premier long-métrage, puissant et original, nécessite un accompagnement afin de confirmer ce jeune cinéaste prometteur sur la scène internationale. Nous, producteurs, avons également besoin de coaching afin d’asseoir une stratégie de production efficace. Notre ambition avec ce projet – qui est un frétillement d’expériences de notre vie – est de capitaliser près d’une décennie de travail dans la création et la production. Notre combat pour ce film est de fédérer et promouvoir des jeunes talents africains, créant ainsi un conte initiatique pour les futures générations.

Faissol Gnonlonfin

Titulaire d’un Master 2 en Information et Communication – Documentaire de Création, Option Production, à l’Université Stendhal Grenoble III / Ecole documentaire de Lussas, après une Licence professionnelle en Réalisation Cinéma et TV obtenue à l’Institut supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) au Bénin en 2009, Faissol Fahad Gnonlonfin continue dans sa dynamique de production d’oeuvres audiovisuelles et cinématographiques et se positionne comme l’une des valeurs sûres du cinéma africain. Il fonde en 2011 la société Merveilles Production qui produit essentiellement du documentaire mais aussi de la fiction. Il devient producteur délégué à VraiVrai Films (société française) en 2014, puis à Les Films du Djabadjah (société burkinabé) en 2015. Il développe depuis deux ans au sein de ces sociétés des œuvres audiovisuelles et cinématographiques de jeunes auteurs-réalisateurs africains. Il assure aussi la production exécutive et la régie générale pour des tournages de long-métrages.

Aurelien Bodinaux

Aurélien Bodinaux est né et a grandi en Belgique. Il a un Master en Arts du Cinéma de l’Université de la Nouvelle Orléans (Etats-Unis). En 2002, il a créé Neon Rouge Production afin de développer, produire et réaliser des documentaires et films de fiction. Ses films ont été montrés dans les festivals du monde entier (Locarno, FESPACO, Berlin, Fipa, Amiens, Kiev, IDFA…). Il est membre d’EAVE, EURODOC, Ties That Bind et AFRICADOC. Il est également dans le Comité de Sélection des la Commission Belge de Films, et fait partie de l’Union des Producteurs Francophones de Films (UPFF). Aurélien travaille régulièrement comme mentor pour plusieurs programmes internationaux de formation, comme APEFE, CIRTEF, Africalia, le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), Africado, INSAS, ISIS, etc.

Gaston Kaboré

Avec Gaston Kaboré Animé par Charles Tesson

Gaston a un diplôme d’Histoire et de Cinéma de La Sorbonne. Il est devenu mondialement connu grâce à Wend Kuuni (César du meilleur film francophone en 1985), Zan Boko (Festival de Carthage 1998), Rabi (Prix Spécial du Jury, Festival de Carthage 1992) et Buud Yam (Etalon d’or de Yennenga, Fespaco 1997).

Il a dirigé la publication de “L’Afrique et le Centenaire du Cinéma” (FEPACI/Présence Africaine), et a toujours organisé des sessions de formation en Afrique. Il a également été membre du jury de plusieurs festivals (Locarno, Venise, Cannes, Rotterdam, Berlin, Ouagadougou).

Désirant transmettre sa passion, Gaston a fondé à Ouagadougou en 2003 l’Institut Imagine, qu’il dirige actuellement.