OUAGA FILM LAB

Plateforme de rencontres entre des jeunes talents

OUAGADOUGOU
26.09 - 01.10 2022

Zinder

La ville de Zinder, balayée par les vents, au cœur de la région du Sahel du Niger, est un lieu que les voyageurs ne font que traverser. Kara-Kara, l’ancien quartier des lépreux, est le quartier des parias de cette ville. Des gangs appelés « Palais » sont apparus dans cette zone et étendent leur influence à toute la ville. Obsédés par une culture du bodybuilding et de la violence, les membres du gang induisent la peur dans la population.

En dehors des moments passés ensemble dans un camp de culturisme, certains d’entre eux suivent le chemin qui les mènera à une vie de crime et de prison ou à une mort violente, d’autres s’efforcent de se sortir de l’ornière dans laquelle ils se trouvent. C’est le cas de Siniya, Bawo et Ramsess, que le réalisateur, originaire de Zinder, a réussi à filmer de près pour nous révéler leurs stratégies de survie. En les suivant dans leur vie quotidienne partagée entre leur gang, leur famille et se débrouiller seuls, elle nous donne une idée de leur désir de se libérer du cycle de violence qui a construit leur identité. (andanafilms)


Sélections : Visions du Réel 2021 (Suisse), CPH:DOX (Danemark), DOK.FEST (Allemagne), Encounters et Durban IFF (Afrique du Sud), MoMI (États-Unis), Carthage Film Festival – JCC  (Tunisie), FESPACO (Burkina Faso), Durban International Documentary Festival (Afrique du Sud), FIFF – Festival International du Film Francophone de Namur  (Belgique)…

Prix du meilleur documentaire à Afrika Film Festival Köln (Allemagne)
Prix documentaire sur grand écran, FIFAM (France)
Prix de la Critique, Black Movie, (Suisse)
Meilleur Long-Métrage, Festival Films Femmes Afrique (Sénégal)
Prix de la meilleure réalisatrice de l’Afrique de l’ouest, FESPACO (Burkina Faso)
Prix de la femme ambassadrice de la paix FESPACO (Burkina Faso)


Bande-annonce du film

Garderie nocturne

Synopsis

Dans la cour de Mme Coda, vers 20h, Odile et Farida entrent en tenant leurs enfants par la main. Ce sont des prostituées qui confient leurs petits à cette vieille dame avant de se rendre au « Black », une ruelle festive qui ne dort jamais. Odile, Farida et certaines de leurs camarades se faufilent de bar en bar, d’homme en homme. Au petit matin, alors que la rue du « Black » se vide, Odile et Farida passent à la garderie. Une fois chez elles, fatiguées, elles se reposent. A leur réveil, elles nous embarquent dans l’intimité de leur vie de mère, entre activités ménagères, soins aux enfants et coquetterie. Comme une routine, la nuit, le « Black » rappelle ses fidèles alors qu’Odile part déposer son enfant à la garderie nocturne.


Sélection : Berlinale (Allemagne), Visions du Réel (Suisse), États généraux du film documentaire de Lussas (France), FESPACO (Burkina Faso), Mashariki Film Festival (Rwanda), Astra Film Festival (Roumanie), Cinéma du réel (France) …

Étalon d’or de Yennenga du film documentaire Fespaco 2021
Meilleur film documentaire, Mashariki African Film Festival – Rwanda – 2021


Bande-annonce du film

Etincelles

Synopsis

Dans un petit village du Niger, une partie de la population d’origine animiste s’est récemment convertie à l’Islam et au Christianisme. Ces croyances ont fracturé le village. Radicalisés, les coeurs se sont encore durcis. Chacun peut voir la route nationale N°1 comme une ligne de démarcation. Une nuit de novembre 2009, un prêche organisé par les musulmans radicaux provoqua des étincelles, cristallisant une tension et une défiance permanente de par et d’autre du goudron.

En 2016, à l’approche de l’élection d’un nouveau chef, le village doit se confronter à son passé pour décider de son avenir. Je reviens sur les lieux et bien que je sois chrétien, je décide de construire ma maison de l’autre côté du goudron, pour entamer la reconstruction d’un dialogue entre les habitants.


Sélections :  Sélection au FESPACO, Etats généraux du film documentaire de Lussas (France), Festival du film documentaire de St Louis (Sénégal), Ciné Droit Libre (Burkina), Koudougou Doc (Burkina), Prix Nokouè d’argent à Lagunimages (Bénin) Festival des cinémas d’Afrique de Besançon (France), FIFIDHO (Festival International de Films sur les Droits de l’Homme (Niger)…

Pascale APPORA-GNEKINDY

Projet:
EAT BITTER

Documentaire / République Centrafricaine

Synopsis

Après des années de guerre civile, mon pays, la Centrafrique, l’un des plus pauvres au monde, renaît de ses cendres. En témoignent les constructions qui fleurissent dans la ca-pitale, Bangui. Comme dans d’autres pays d’Afrique, des travailleurs qualifiés, venus de Chine temporairement, sont au cœur de cette modernisation. A travers les portraits croisés d’immigrés chinois et centrafricains, Eat Bitter capture la rencontre entre deux communautés diamétralement opposées sur le papier mais qui apprennent à se connaître et à travailler ensemble dans le même but: construire une banque, symbole du pouvoir et de l’argent. Et nos personnages sont prêts à dénuder la terre et à détruire leur vie de famille pour avoir une place à la table de la prospérité. En effet, der-rière ce progrès apparent et cette ouverture sur le monde, une réalité moins glorieuse… Les travailleurs locaux sacrifient leur dignité, maltraitent leur corps et dénaturent notre en-vironnement pour extraire du sable, un maté-riau essentiel pour la construction. Et ce sable, en voie de disparition dans le monde, pousse ces ouvriers à prendre toujours plus de risques pour en trouver.